where/as

Dublin, 2012-2014

auto-édition - 72 pages - 22x15cm
imprimé à Arles, 2014. 

Et pourtant, et en effet, si la forme et le fond sont sur le même plan, il n’y a pas
d’empiètement des figures.
Gilles Deleuze, La peinture et la question des concepts

 « Ce postulat de Gilles Deleuze pourrait être une définition lapidaire de la photographie dont s’emparer avec malice Leïla Pereira dans cet ensemble d’images. Jouant de la qualité de mise au plan exercée par le langage photographique sur la réalité, l’auteure nous propose des visions au sens littéral : en tant qu’elle accepte d’abord ce qui s’offre à la vue ; puis dans un même mouvement, cette fois au sens figuré – car ce sont bien de figures dont il s’agit – ce qui s’offre tel quel à l’esprit. La série Where/As procède d’un double cheminement : celui d’abord du flâneur parcourant avec une curiosité distraite la banalité du quotidien, glanant çà et là d’infimes failles dans l’apparente insignifiance du réel. Celui ensuite opéré par l’esprit de Leïla Pereira sur l’anecdote qui […] atteint comme le trivial la noblesse du pittoresque en tant que « digne d’être peint ». C’est cette petitesse des faits qui accroche l’oeil et l’esprit, dans un étonnement quasi-enfantin face à la potentielle beauté contenue en chaque chose. »
Guillaume Lapèze pour
HBA,Webzine de Photographie Argentique, N°3, Printemps 2013

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